Arts et Migrations (suite) #2 Restituer les œuvres d’art

arts_migrations_janvier2023_restituerOeuvres_Afrique
Restituer les oeuvres d’art, l’Afrique en quête de ses chefs d’oeuvres.
 
Nous avons le plaisir de vous annoncer pour le  Jeudi 5 janvier – 18h30 la projection du documentaire Restituer, l’Afrique en quête de ses chefs d’œuvres (2021, 81 min, Cinétévé / ARTE France / TV5 Monde) réalisé par Nora Philippe, suivi d’échanges entre la réalisatrice et Elise Pape, chercheuse associée au laboratoire d’anthropologie politique, UMR 8177, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Paris et Fellow de l’Institut convergences migrations.
 
L’inscription est obligatoire.  Le lien avec l’accès au billet est le suivant : https://emf.fr/billetterie/?event_id=713293
 
 

C’est l’histoire de plus d’un siècle de pillages coloniaux et d’appropriation d’œuvres d’art par l’Europe. De combats incessants depuis l’Afrique pour les retrouver. Et de grands musées qui célèbrent les arts africains mais gardent jalousement leurs trésors. Nous oublions souvent que les musées occidentaux possèdent des centaines de milliers d’objets et d’œuvres qui ont, pour la plupart, quitté l’Afrique subsaharienne pendant la colonisation. Masques, statues, restes humains, fossiles, bijoux… Dans la course nationaliste, les pays européens ont cherché à partir de la fin du 19e siècle à édifier les musées les plus grandioses et les plus riches en collections. En 2018, un rapport commandité par la présidence française aux penseurs Felwine Sarr et Bénédicte Savoy provoque une déflagration. L’heure des restitutions définitives semble avoir sonné. Les pays européens se disent alors prêts à rendre. Les musées africains se multiplient et préparent les retours. Le temps de l’action, pourtant, s’étire. Le spectre colonial continue de hanter cette géopolitique complexe. Les Etats européens tiendront-ils leurs promesses ?

 

Élise Pape est chercheuse associée au Laboratoire d’Anthropologie Politique (UMR 8177) à l’EHESS à Paris et Fellow de l’Institut Convergences Migrations. Ses recherches socio-anthropologiques portent principalement sur les transmissions intergénérationnelles dans des familles migrantes, les politiques publiques concernant les migrant-e-s et leurs descendant-e-s en France et en Allemagne et les mémoires (post)coloniales. Depuis 2016, elle s’intéresse plus particulièrement aux restitutions d’objets muséaux issus de pays anciennement colonisés ainsi qu’aux rapatriements de restes humains issus d’anciennes colonies se trouvant actuellement dans des institutions publiques en France et en Allemagne.

 

Nora Philippe est réalisatrice, curatrice, productrice et enseignante. Elle a réalisé Restitution en 2021, Like dolls, I’ll rise (2018) qui a été sélectionné dans 30 festivals de quinze pays, Pôle emploi, ne quittez-pas (2014) et Les Ensortilèges de James Ensor (2011). En tant que curatrice d’art, elle réalise un travail à partir des “archives de l’ordinaire”, de la culture matériel et intime. Elle a été commissaire de l’exposition Poupées noires en 2018 à la Maison rouge à Paris et auparavant, elle a organisé Filmer la frontière, des films à propos de l’immigration présentés dans les universités américaines entre 2016 et 2017.

En partenariat avec le festival Filmer le travail

 

 

Publications de l’Observatoire de la Migration de Mineurs

Logo de l’OMM
 
 
La fin de l’année 2022 approche, temps de vous partager les dernières productions de l’Observatoire de la Migration de Mineurs (et de jeunes), projet créé en 2014 au sein du laboratoire Migrinter. 
N’hésitez pas à faire circuler ces productions, surtout dans l’intérêt et reconnaissance du travail et de la parole des jeunes que nous accompagnons. 
 
 
– Le clip de la belle chanson Y a du bon y a du mauvais’ (sous-titré en EN et ES) produite en collaboration avec Alpha Records 86 : https://www.youtube.com/watch?v=vSFDHhxH9bE 
 
– Le livre en téléchargement gratuit ‘Mi Vida- Mon combat‘ (en FR) et un entretien vidéo de la très touchante jeune auteure comorienne Soiyarta Attoumani : https://o-m-m.org/index.php/2022/12/05/publication-de-mi-vida-mon-combat-de-soiyarta-attoumani/ 
 
– La vidéo (sous-titres en FR à activer sur Youtube) présentant le réseau d’accueil citoyen du Puerto de Santa Maria au sud de l’Espagne. Une belle image du partage solidaire entre personnes locales et jeunes migrants, surtout marocains: https://www.youtube.com/watch?v=Azq0be0ZYlo&t=18s 
 
– La video (en FR) de présentation du livre ‘Sur le chemin de mes rêves’ (Dacres éditions, 2022) du jeune auteur camerounais Baba Fotso Toukam Junior (a.k.a. Luciano Tanger 997), basé à Saint Sebastien, en Espagne : https://www.youtube.com/watch?v=Fkz4IjA4pEo&t=51s 

Camps et environnement #3 Aménité environnementale

Camille Hochedez et Louis Fernier ont organisé la troisième séance du cycle de séminaires « migrations et environnements » sur le thème de l’« aménité environnementale » et son implication dans les migrations de populations et les modifications de l’environnement.

Elle a eu lieu le jeudi 15 décembre de 14H00 à 17 H00 en salle Mélusine, à la MSHS de Poitiers.

Ci-dessous, retrouvez l’affiche de cet événement ainsi que les interventions disponibles en podcasts :

  • Introduction de Camille Hochedez (MCF en Géographie, université de Poitiers)
Camille Hochedez : quelques définitions et mise en question de la notion d’aménité, a fortiori environnementale.
  • Frédéric Richard (MCF HDR en Géographie, université de Limoges), [mettre lien]
Frédéric Richard : le capital environnemental et son rôle dans la gentrification rurale.
  • Margaux Verove (Doctorante en Géographie, université de Caen-Normandie)
Margot Vérove : une aménité sous contrainte reste-t-elle positive ?
  • Naïk Miret (MCF HDR en Géographie, université de Poitiers)
Naik Miret : effets des aménités sur les migrations en milieu urbain.
séminaire_15dec2022_Migrations_et_Aménités_Environnementales

Migration(s): Frontières – cinéma et rencontre scientifique

 
Cette rencontre, organisée par Le Toit du Monde, Filmer Le Travail, le cinéma Le Dietrich et en collaboration avec le laboratoire Migrinter, aura lieu à Poitiers les mardi 13 et mercredi 14 décembre prochains.
 
 
 

MARDI 13 Décembre 20h – Cinéma le Dietrich

5,50€ / 4€ tarif réduit / 3€ le Joker

Pot convival offert !

Programme de huit courts métrages mêlant films documentaires, de fiction et d’animation.

MERCREDi 14 Décembre 18h – Le Toit du Monde

Entrée libre

Rencontre avec des chercheur.e.s du laboratoire Migrinter de poitiers, spécialisé dans l’étude des migrations internationales, et la cinéaste Séverine Sajous

Soutenance de Thèse de Lucie BACON

*** english bellow ***

 

Cher-e-s toutes et tous,

 

Je suis heureuse de vous annoncer la soutenance de ma thèse de doctorat en géographie intitulée :

 

La fabrique du parcours migratoire sur la route des Balkans

Co-construction des récits et écritures (carto)graphiques

 

Cette soutenance est l’aboutissement d’une recherche menée depuis octobre 2014, sous la direction de Nelly Robin et Pierre Sintès.

 

Elle aura lieu le lundi 12 décembre 2022, à 14h30, dans la Salle des Conférences, à la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de Poitiers.

 

La soutenance sera suivie d’un pot. Pour une meilleure organisation, merci de me faire part de votre présence (ici).

 

Pour celles et ceux qui ne pourront pas se déplacer, voici le lien pour y assister à distance si vous le souhaitez : 

 

Numéro de la réunion (code d’accès) : 2730 612 0096

Mot de passe de la réunion : CMtJNyaj653

 

Le jury est composé de :

 

Sébastien Caquard, Professeur des Universités, géographe (Université Concordia)


Frédéric Piantoni, Maître de conférences, géographe, Habiter (Université de Reims Champagne-Ardenne)

Nelly Robin, Directrice de recherche, géographe, Ceped (IRD-Paris Cité)


Cyril Roussel, Chargé de recherche, géographe, Migrinter (CNRS-Université de Poitiers)

Lakhdar Sais, Professeur des Universités, HDR, informaticien, Cril (CNRS-Université d’Artois)

Pierre Sintès, Maître de conférences, HDR, géographe, Telemme (CNRS-Université d’Aix-Marseille)

 

Résumé

 

Cette thèse de géographie analyse le parcours migratoire sur la route des Balkans, à la lumière de la parole des migrants, par la médiation du récit migratoire. Dans un contexte d’externalisation du contrôle des flux migratoires vers l’Union européenne, je propose de placer l’expérience du déplacement au cœur de l’analyse, afin de répondre à la question suivante : comment les migrants parviennent-ils à parcourir la route des Balkans, un espace où les États, par l’intermédiaire d’outils de contrôle, tentent de les interrompre ? Ainsi cette recherche questionne le déterminisme politique sur lequel se fonde cette externalisation, qui repose sur l’idée sous-jacente que le contrôle façonnerait les choix des migrants, et par voie de conséquence, hypothèquerait l’accomplissement de leurs parcours. À l’inverse, je soutiens la thèse selon laquelle le parcours migratoire relève d’une fabrique : les migrants parviennent à construire la continuité de leur parcours, là où le politique tente d’introduire des ruptures. Ce questionnement est posé dans une période qui constitue un temps fort de l’histoire de la route des Balkans : de septembre 2015 à fin août 2016, au moment de ladite « crise migratoire », lorsque l’intensité des flux migratoires est sans précédent dans la région (près de 900 000 migrants enregistrés selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) et lorsque les États des Balkans instaurent un dispositif politique inédit dans la région, le « corridor ». En accordant une place centrale à la parole des migrants, cette recherche contribue à la compréhension du parcours migratoire et à l’enrichissement de sa conceptualisation. Elle participe aussi aux réflexions éthiques développées autour de l’approche biographique. Enfin, elle place au centre de l’écriture scientifique une diversité de (carto)graphies. En cela, elle réaffirme la portée heuristique de ces outils qui constituent les points de départ et d’aboutissement du travail du géographe.

 

Au plaisir de vous y retrouver,

 

Lucie Bacon

 

***

 

Dear everyone,

 

I am pleased to tell you that I will defend my PhD thesis in Geography, entitled :

 

Crafting the migratory journey on the Balkan route

The co-construction of narratives and (carto)graphic texts

 

This is the result of long-term research, conducted since October 2014, under the supervision of Nelly Robin and Pierre Sintès.

 

It will take place on Monday, 12th of December 2022, at 2:30 pm, in the Conference Room, at the Maison des Sciences de l’Homme et de la Société, in Poitiers (France).

 

This presentation will be followed by a drink; for a better organization, please let me know about your presence (here).

 

For those who can’t come to Poitiers, here is the link to access videoconference :

 

Meeting Number : 2730 612 0096

Meeting Password : CMtJNyaj653

 

The jury is composed of :

 

Sébastien Caquard, Professor, Geographer (University of Concordia)


Frédéric Piantoni, Lecturer, Geographer, Habiter (University of Reims Champagne-Ardenne)

Nelly Robin, Research Director, Geographer, Ceped (IRD-Paris Cité)


Cyril Roussel, Research Fellow, Geographer, Migrinter (CNRS-University of Poitiers)

Lakhdar Sais, Professor, HDR, Computer science, Cril (CNRS-University of Artois)

Pierre Sintès, Lecturer, HDR, Geographer, Telemme (CNRS-University of Aix-Marseille)

 

Abstract

 

This Phd thesis in geography analyses the migratory journey on the Balkan route, in the light of the migrants’ words, mediated by migration narratives. Whilst the European Union outsources the control of the migration flows entering its space, I propose to locate the experience of displacement at the core of the analysis, in order to answer the following question: how do migrants succeed in crossing the Balkan, a space where states attempt to interrupt them with the help of control instruments? Hence this research challenges the political determinism on which the outsourcing is based, and its underlying assumption that control shapes migrants’ choices, and consequently impedes the success of their journey. On the opposite I argue that a migratory journey is the outcome of a craft : migrants manage to maintain the continuity of their journey, despite the introduction of ruptures by the political. This question is raised at a milestone of the Balkan route’s history: from September 2015 to end of August 2016, at the period of the so-called “migratory crisis”, a moment of unprecedented migratory flows’ intensity in in the region (900,000 migrants registered according to the UNHCR) and of enforcement of a unique political apparatus by the Balkan states: the “corridor”. By bringing front the migrants’ words, this research contributes to a deeper understanding and a further conceptualisation of the migratory journey. It participates too to the ethical reflections around the biographical approach. Finally it centres a diversity of (carto)graphies in scientific writing. In that sense, it reaffirms the heuristic scope of visual tools, which constitute the starting point as much as the outcome of a geographer’s work.

 

Looking forward to seeing you there,

 

Lucie Bacon

 

Soutenance de thèse de Lucie Bacon

La fabrique du parcours migratoire sur la route des Balkans

Co-construction des récits et écritures (carto)graphiques

 

Cette soutenance de thèse de doctorat en géographie est l’aboutissement d’une recherche menée depuis octobre 2014 par Lucie Bacon, sous la direction de Nelly Robin et Pierre Sintès.

Elle aura lieu le lundi 12 décembre 2022, à 14h30, dans la Salle des Conférences, à la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de Poitiers.

Logistique

La soutenance sera suivie d’un pot. Pour une meilleure organisation, merci de me faire part de votre présence (ici).

Pour celles et ceux qui ne pourront pas se déplacer, voici le lien pour y assister à distance si vous le souhaitez :

Numéro de la réunion (code d’accès) : 2730 612 0096

Mot de passe de la réunion : CMtJNyaj653

Le jury est composé de :

  • Sébastien Caquard, Professeur des Universités, géographe (Université Concordia)
  • Frédéric Piantoni, Maître de conférences, géographe, Habiter (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Nelly Robin, Directrice de recherche, géographe, Ceped (IRD-Paris Cité)
  • Cyril Roussel, Chargé de recherche, géographe, Migrinter (CNRS-Université de Poitiers)
  • Lakhdar Sais, Professeur des Universités, HDR, informaticien, Cril (CNRS-Université d’Artois)
  • Pierre Sintès, Maître de conférences, HDR, géographe, Telemme (CNRS-Université d’Aix-Marseille)

Résumé

Cette thèse de géographie analyse le parcours migratoire sur la route des Balkans, à la lumière de la parole des migrants, par la médiation du récit migratoire. Dans un contexte d’externalisation du contrôle des flux migratoires vers l’Union européenne, je propose de placer l’expérience du déplacement au cœur de l’analyse, afin de répondre à la question suivante : comment les migrants parviennent-ils à parcourir la route des Balkans, un espace où les États, par l’intermédiaire d’outils de contrôle, tentent de les interrompre ? Ainsi cette recherche questionne le déterminisme politique sur lequel se fonde cette externalisation, qui repose sur l’idée sous-jacente que le contrôle façonnerait les choix des migrants, et par voie de conséquence, hypothèquerait l’accomplissement de leurs parcours. À l’inverse, je soutiens la thèse selon laquelle le parcours migratoire relève d’une fabrique : les migrants parviennent à construire la continuité de leur parcours, là où le politique tente d’introduire des ruptures. Ce questionnement est posé dans une période qui constitue un temps fort de l’histoire de la route des Balkans : de septembre 2015 à fin août 2016, au moment de ladite « crise migratoire », lorsque l’intensité des flux migratoires est sans précédent dans la région (près de 900 000 migrants enregistrés selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) et lorsque les États des Balkans instaurent un dispositif politique inédit dans la région, le « corridor ». En accordant une place centrale à la parole des migrants, cette recherche contribue à la compréhension du parcours migratoire et à l’enrichissement de sa conceptualisation. Elle participe aussi aux réflexions éthiques développées autour de l’approche biographique. Enfin, elle place au centre de l’écriture scientifique une diversité de (carto)graphies. En cela, elle réaffirme la portée heuristique de ces outils qui constituent les points de départ et d’aboutissement du travail du géographe.


Crafting the migratory journey on the Balkan route

The co-construction of narratives and (carto)graphic texts

 

This defense of a PhD thesis in Geography is the result of long-term research, conducted by Lucie Bacon since October 2014, under the supervision of Nelly Robin and Pierre Sintès.

It will take place on Monday, 12th of December 2022, at 2:30 pm, in the Conference Room, at the Maison des Sciences de l’Homme et de la Société, in Poitiers (France).

Logistic :

This presentation will be followed by a drink; for a better organization, please let me know about your presence (here).

For those who can’t come to Poitiers, here is the link to access videoconference :

Meeting Number : 2730 612 0096

Meeting Password : CMtJNyaj653

The jury is composed of :

  • Sébastien Caquard, Professor, Geographer (University of Concordia)
  • Frédéric Piantoni, Lecturer, Geographer, Habiter (University of Reims Champagne-Ardenne)
  • Nelly Robin, Research Director, Geographer, Ceped (IRD-Paris Cité)
  • Cyril Roussel, Research Fellow, Geographer, Migrinter (CNRS-University of Poitiers)
  • Lakhdar Sais, Professor, HDR, Computer science, Cril (CNRS-University of Artois)
  • Pierre Sintès, Lecturer, HDR, Geographer, Telemme (CNRS-University of Aix-Marseille)

 

Abstract

 

This Phd thesis in geography analyses the migratory journey on the Balkan route, in the light of the migrants’ words, mediated by migration narratives. Whilst the European Union outsources the control of the migration flows entering its space, I propose to locate the experience of displacement at the core of the analysis, in order to answer the following question: how do migrants succeed in crossing the Balkan, a space where states attempt to interrupt them with the help of control instruments? Hence this research challenges the political determinism on which the outsourcing is based, and its underlying assumption that control shapes migrants’ choices, and consequently impedes the success of their journey. On the opposite I argue that a migratory journey is the outcome of a craft : migrants manage to maintain the continuity of their journey, despite the introduction of ruptures by the political. This question is raised at a milestone of the Balkan route’s history: from September 2015 to end of August 2016, at the period of the so-called “migratory crisis”, a moment of unprecedented migratory flows’ intensity in in the region (900,000 migrants registered according to the UNHCR) and of enforcement of a unique political apparatus by the Balkan states: the “corridor”. By bringing front the migrants’ words, this research contributes to a deeper understanding and a further conceptualisation of the migratory journey. It participates too to the ethical reflections around the biographical approach. Finally it centres a diversity of (carto)graphies in scientific writing. In that sense, it reaffirms the heuristic scope of visual tools, which constitute the starting point as much as the outcome of a geographer’s work.

Livre sur Emmanuel Ma Mung

VIENT DE PARAITRE

DIASPORA, ÉCONOMIE ETHNIQUE ET AUTONOMIE : dialogues croisés autour des travaux d’Emmanuel Ma Mung
Sous la direction d’Adelina Miranda
L’HARMATTAN – Collection : Géographies en liberté

Comment l’oeuvre de Emmanuel Ma Mung a-t-elle contribué à la création de l’identité scientifique du laboratoire Migrinter ? Comment la dissémination de sa pensée a-t-elle permis des ouvertures théoriques et conceptuelles dans les études migratoires ? Lorsque Migrinter a décidé de rendre hommage à Emmanuel Ma Mung, il nous a paru important d’organiser un dialogue scientifique à plusieurs voix : inviter ses compagnons de route, ses doctorant.e.s et les collègues dont il a été garant au moment de leur habilitation à diriger les recherches (HDR). Cette publication, qui recueille une partie des interventions qui ont eu lieu lors de cette journée d’étude, prolonge cette discussion.

Adelina Miranda est anthropologue, professeure à l’Université de Poitiers, membre du centre de recherche Migrinter et fellow à l’Institut Convergences Migrations. Ses recherches adoptent une approche multidisciplinaire et intersectionnelle basée sur une perspective localisée, historicisée et relationnelle.

Date de publication : 28 septembre 2022

Broché – format : 15,5 x 24 cm • 198 pages

ISBN : 978-2-14-027781-8

Lien sur le site de L’Harmattan : https://bit.ly/3WoKXkO

 

 

 

Intersectionnalité et migrations: une comparaison France-Canada

La journée d’études « Intersectionnalité et migrations: une comparaison France-Canada » aura lieu le jeudi 10 novembre de 9h30 à 17h30 à Poitiers.

Adresse :

FACULTÉ LETTRES & LANGUES
A3 SALLE DES ACTES
1 RUE RAYMOND CANTEL
86000 POITIERS

Le programme complet est disponible en téléchargement au format PDF.

Programme :

9h30 Accueil
10 h Introduction
  • Adelina Miranda – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations et Ariane Le Moing – Université de Poitiers, Mimmoc, IEAQ-Chaire Senghor en francophonie nordaméricaine.
10h15-12h15 : SECTION I : INTERROGATIONS SCIENTIFIQUES, POLITIQUES ET ACADÉMIQUES
  • Nouria Ouali – Université de Bruxelles, METICES : L’(es)intersectionnalité(s) : un paradigme de l’analyse complexe des rapports de domination et de l’action politique.
  • Sonia Ben Soltane – École de travail social, Institut d’études féministes et de genre à l’Université d’Ottawa, : Qu’est-ce que l’intersectionnalité pourrait encore ajouter à notre compréhension des migrations post-coloniales ?
  • Milena Doytcheva – Université de Caen-Normandie, Institut Convergences Migrations : À l’intersection, approches critiques du racisme et théories féministes : antériorités et actualité de l’intersection des savoirs critiques de la discrimination. En visio-conférence
  • Discutante : Brenda le Bigot – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations
14h-15h30 : SECTION II : RÉSISTANCES AUX FRONTIÈRES
  • Chedly Belkhodja – Université Concordia : Hospitalité et accueil des migrants. Le cas du chemin Roxham au Québec.
  • Alice Latouche – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations : La « vulnérabilité » au prisme de l’intersectionnalité : un regard critique sur les violences aux frontières de l’Europe.
  • Discutante : Lydie Déaux – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations
15h30-17h30 : SECTION III : MIGRANT.E.S AU TRAVAIL
  • Sadjo Paquita – Université d’Ottawa, Institut d’études féministes et de genre : Care et migration : Réflexion sur la division sexuelle et raciale du travail de
    care. En visio-conférence
  • Emeline Zougbédé – CNRS Institut Convergences Migrations : Se penser intersectionnelle ? Relire les grèves du travail de sans-papiers à Paris.
  • Discutant : Benjamin Naintré – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations

JE intersectionalité féministe du 10 nov 2022

Master Migration #1

Etudier les migrations à l’aune de la perspective intersectionnelle et post-coloniale

Ce séminaire scientifique de rentrée du master Migrations de l’Université de Poitiers aura lieu le 28 septembre 2022, de 14h à 16h30

Lieu : MSHS – bât. A5 – Salle des Conférences

 

affiche séminaire Master Migration
Premier séminaire 2022 du Master Migration.

Intervenants

Chadia ARAB est géographe, Chargée de recherche au CNRS ESO-Angers (UMR 6590) – Espaces et Sociétés. Spécialiste des migrations internationales, ses recherches portent sur les migrations marocaines en Europe et dans les pays du Golfe. Elle est membre du comité de rédaction de Migrations Société, et co-directrice d’une collection aux Presses universitaires de Rennes.

Mustapha EL MIRI est maître de conférences en sociologie à Aix-Marseille Université et chercheur à l’Institut d’économie du travail et de sociologie industrielle (LEST-UMR7317).  Ces dernières années, ses principales recherches ont porté sur les migrations entre le Maroc et l’Europe, la racialisation des migrants « subsahariens » et le racisme global et l’articulation entre M-migration et fait colonial en sciences sociales. Il dirige actuellement un groupe de recherche international, le MIJMA, sur la migration internationale des jeunes et des mineurs indépendants. La migration des jeunes mineurs africains vers l’Europe : Transnationalisation et processus d’autonomisation précoce ?

Chadia ARAB : Les Migrations marocaines au prisme d’une géographie intersectionnelle

La migration est ici étudiée à travers une approche intersectionnelle dans des courants de la géographie identifiée (telle que celle du genre, des migrations, et d’une géographie en construction dite « décoloniale ») et aussi d’une micro-géographie. Les femmes qui migrent produisent des changements économiques, sociaux et territoriaux au sein de leur famille, de leur pays d’origine et d’installation, dans des perspectives d’ascension sociale et de transformations de leurs espaces de vie.  Avec deux terrains principaux que sont Dubaï aux Émirats Arabes Unis et la province de Huelva en Espagne, je tenterais de mieux saisir en quoi les migrations des femmes produisent et fabriquent pour certaines des dynamiques d’émancipation et pour d’autres induisent des processus de marginalisation dans des contextes mondialisés et postcoloniaux différents.

Mustapha EL MIRI : Le poids de l’héritage culturel colonial dans les discours savants et politiques sur les migrations.  Pour une dénationalisation de la question migratoire

L’intensité voire la violence des débats, polémiques et controverses autour des questions de la mémoire coloniale et de ses effets sur les représentations et la place faite aux migrants des anciennes colonies révèle à quel point les périodes de la colonisation et de la décolonisation continuent de travailler la société française et de manière plus large les sociétés occidentales.

Le brouillage des frontières entre débats scientifiques et politiques, la circulation des catégories mobilisées qui en découle, dans les controverses sur la mémoire coloniale, et leur articulation avec le fait migratoire, les phénomènes de racisme et de discriminations, les inégalités ethno-raciales, le terrorisme islamiste, la délinquance, révèlent la confusion des genres, la polarisation des points de vue et la difficile émancipation du débat scientifique des enjeux socio-politiques. Mais l’intensité des conflits autour d’un sujet qui était, jusqu’à présent, en France cantonné à un cercle d’intellectuels engagés ou spécialistes du champ, aux amphis des universités et aux éditeurs académiques ne peut être comprise qu’au regard de l’articulation entre le débat sur la mémoire coloniale et la question de « l’immigration » véritable obsession du débat politique. Dans les discours scientifiques comme politiques la question de l’histoire coloniale convoque systématiquement avec elle celle des migrants provenant des anciennes colonies d’Afrique (du Nord comme subsaharienne).

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