Exposition 𝗔𝗙𝗥𝗜𝗖𝗔𝗡 𝘞𝘖𝘙𝘒𝘗𝘓𝘈𝘊𝘌𝘚

Une exposition photographique à découvrir du 14 février au 12 mars 2023 à l’Espace Mendès France – Poitiers, dans le cadre du Festival Filmer le Travail et de la Saison de l’Institut des Afriques 2023.

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Que voit-on et que sait-on du travail en Afrique ? Quelles images attirent le regard des professionnels de l’image, des chercheur·euse·s, des documentaristes ou des photographes ? Quelles images souhaite-t-on transmettre et à quel public ? Bref, en quelques photographies, que peut-on dire du travail sur le continent ? Cette exposition intitulée 𝗔𝗙𝗥𝗜𝗖𝗔𝗡 𝘞𝘖𝘙𝘒𝘗𝘓𝘈𝘊𝘌𝘚 s’inscrit dans une réflexion scientifique plus large qui propose de répondre à ces questions.

Cette exposition est proposée dans le cadre du Festival Filmer le Travail et de la Saison de l’Institut des Afriques, en partenariat avec l’Espace Mendès France, le laboratoire Migrinter – CNRS, université de Poitiers, LAM – Les Afriques dans le Monde, l’Institute for Social Research in Africa (IFSRA) et l’Institut Français de recherche à Nairobi.

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Arts et Migrations (suite) #2 Restituer les œuvres d’art

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Restituer les oeuvres d’art, l’Afrique en quête de ses chefs d’oeuvres.
 
Nous avons le plaisir de vous annoncer pour le  Jeudi 5 janvier – 18h30 la projection du documentaire Restituer, l’Afrique en quête de ses chefs d’œuvres (2021, 81 min, Cinétévé / ARTE France / TV5 Monde) réalisé par Nora Philippe, suivi d’échanges entre la réalisatrice et Elise Pape, chercheuse associée au laboratoire d’anthropologie politique, UMR 8177, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Paris et Fellow de l’Institut convergences migrations.
 
L’inscription est obligatoire.  Le lien avec l’accès au billet est le suivant : https://emf.fr/billetterie/?event_id=713293
 
 

C’est l’histoire de plus d’un siècle de pillages coloniaux et d’appropriation d’œuvres d’art par l’Europe. De combats incessants depuis l’Afrique pour les retrouver. Et de grands musées qui célèbrent les arts africains mais gardent jalousement leurs trésors. Nous oublions souvent que les musées occidentaux possèdent des centaines de milliers d’objets et d’œuvres qui ont, pour la plupart, quitté l’Afrique subsaharienne pendant la colonisation. Masques, statues, restes humains, fossiles, bijoux… Dans la course nationaliste, les pays européens ont cherché à partir de la fin du 19e siècle à édifier les musées les plus grandioses et les plus riches en collections. En 2018, un rapport commandité par la présidence française aux penseurs Felwine Sarr et Bénédicte Savoy provoque une déflagration. L’heure des restitutions définitives semble avoir sonné. Les pays européens se disent alors prêts à rendre. Les musées africains se multiplient et préparent les retours. Le temps de l’action, pourtant, s’étire. Le spectre colonial continue de hanter cette géopolitique complexe. Les Etats européens tiendront-ils leurs promesses ?

 

Élise Pape est chercheuse associée au Laboratoire d’Anthropologie Politique (UMR 8177) à l’EHESS à Paris et Fellow de l’Institut Convergences Migrations. Ses recherches socio-anthropologiques portent principalement sur les transmissions intergénérationnelles dans des familles migrantes, les politiques publiques concernant les migrant-e-s et leurs descendant-e-s en France et en Allemagne et les mémoires (post)coloniales. Depuis 2016, elle s’intéresse plus particulièrement aux restitutions d’objets muséaux issus de pays anciennement colonisés ainsi qu’aux rapatriements de restes humains issus d’anciennes colonies se trouvant actuellement dans des institutions publiques en France et en Allemagne.

 

Nora Philippe est réalisatrice, curatrice, productrice et enseignante. Elle a réalisé Restitution en 2021, Like dolls, I’ll rise (2018) qui a été sélectionné dans 30 festivals de quinze pays, Pôle emploi, ne quittez-pas (2014) et Les Ensortilèges de James Ensor (2011). En tant que curatrice d’art, elle réalise un travail à partir des “archives de l’ordinaire”, de la culture matériel et intime. Elle a été commissaire de l’exposition Poupées noires en 2018 à la Maison rouge à Paris et auparavant, elle a organisé Filmer la frontière, des films à propos de l’immigration présentés dans les universités américaines entre 2016 et 2017.

En partenariat avec le festival Filmer le travail

 

 

Camps et environnement #3 Aménité environnementale

Camille Hochedez et Louis Fernier ont organisé la troisième séance du cycle de séminaires « migrations et environnements » sur le thème de l’« aménité environnementale » et son implication dans les migrations de populations et les modifications de l’environnement.

Elle a eu lieu le jeudi 15 décembre de 14H00 à 17 H00 en salle Mélusine, à la MSHS de Poitiers.

Ci-dessous, retrouvez l’affiche de cet événement ainsi que les interventions disponibles en podcasts :

  • Introduction de Camille Hochedez (MCF en Géographie, université de Poitiers)
Camille Hochedez : quelques définitions et mise en question de la notion d’aménité, a fortiori environnementale.
  • Frédéric Richard (MCF HDR en Géographie, université de Limoges), [mettre lien]
Frédéric Richard : le capital environnemental et son rôle dans la gentrification rurale.
  • Margaux Verove (Doctorante en Géographie, université de Caen-Normandie)
Margot Vérove : une aménité sous contrainte reste-t-elle positive ?
  • Naïk Miret (MCF HDR en Géographie, université de Poitiers)
Naik Miret : effets des aménités sur les migrations en milieu urbain.
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Migration(s): Frontières – cinéma et rencontre scientifique

 
Cette rencontre, organisée par Le Toit du Monde, Filmer Le Travail, le cinéma Le Dietrich et en collaboration avec le laboratoire Migrinter, aura lieu à Poitiers les mardi 13 et mercredi 14 décembre prochains.
 
 
 

MARDI 13 Décembre 20h – Cinéma le Dietrich

5,50€ / 4€ tarif réduit / 3€ le Joker

Pot convival offert !

Programme de huit courts métrages mêlant films documentaires, de fiction et d’animation.

MERCREDi 14 Décembre 18h – Le Toit du Monde

Entrée libre

Rencontre avec des chercheur.e.s du laboratoire Migrinter de poitiers, spécialisé dans l’étude des migrations internationales, et la cinéaste Séverine Sajous

Intersectionnalité et migrations: une comparaison France-Canada

La journée d’études « Intersectionnalité et migrations: une comparaison France-Canada » aura lieu le jeudi 10 novembre de 9h30 à 17h30 à Poitiers.

Adresse :

FACULTÉ LETTRES & LANGUES
A3 SALLE DES ACTES
1 RUE RAYMOND CANTEL
86000 POITIERS

Le programme complet est disponible en téléchargement au format PDF.

Programme :

9h30 Accueil
10 h Introduction
  • Adelina Miranda – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations et Ariane Le Moing – Université de Poitiers, Mimmoc, IEAQ-Chaire Senghor en francophonie nordaméricaine.
10h15-12h15 : SECTION I : INTERROGATIONS SCIENTIFIQUES, POLITIQUES ET ACADÉMIQUES
  • Nouria Ouali – Université de Bruxelles, METICES : L’(es)intersectionnalité(s) : un paradigme de l’analyse complexe des rapports de domination et de l’action politique.
  • Sonia Ben Soltane – École de travail social, Institut d’études féministes et de genre à l’Université d’Ottawa, : Qu’est-ce que l’intersectionnalité pourrait encore ajouter à notre compréhension des migrations post-coloniales ?
  • Milena Doytcheva – Université de Caen-Normandie, Institut Convergences Migrations : À l’intersection, approches critiques du racisme et théories féministes : antériorités et actualité de l’intersection des savoirs critiques de la discrimination. En visio-conférence
  • Discutante : Brenda le Bigot – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations
14h-15h30 : SECTION II : RÉSISTANCES AUX FRONTIÈRES
  • Chedly Belkhodja – Université Concordia : Hospitalité et accueil des migrants. Le cas du chemin Roxham au Québec.
  • Alice Latouche – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations : La « vulnérabilité » au prisme de l’intersectionnalité : un regard critique sur les violences aux frontières de l’Europe.
  • Discutante : Lydie Déaux – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations
15h30-17h30 : SECTION III : MIGRANT.E.S AU TRAVAIL
  • Sadjo Paquita – Université d’Ottawa, Institut d’études féministes et de genre : Care et migration : Réflexion sur la division sexuelle et raciale du travail de
    care. En visio-conférence
  • Emeline Zougbédé – CNRS Institut Convergences Migrations : Se penser intersectionnelle ? Relire les grèves du travail de sans-papiers à Paris.
  • Discutant : Benjamin Naintré – Université de Poitiers, Migrinter, Institut Convergences Migrations

JE intersectionalité féministe du 10 nov 2022

Master Migration #1

Etudier les migrations à l’aune de la perspective intersectionnelle et post-coloniale

Ce séminaire scientifique de rentrée du master Migrations de l’Université de Poitiers aura lieu le 28 septembre 2022, de 14h à 16h30

Lieu : MSHS – bât. A5 – Salle des Conférences

 

affiche séminaire Master Migration
Premier séminaire 2022 du Master Migration.

Intervenants

Chadia ARAB est géographe, Chargée de recherche au CNRS ESO-Angers (UMR 6590) – Espaces et Sociétés. Spécialiste des migrations internationales, ses recherches portent sur les migrations marocaines en Europe et dans les pays du Golfe. Elle est membre du comité de rédaction de Migrations Société, et co-directrice d’une collection aux Presses universitaires de Rennes.

Mustapha EL MIRI est maître de conférences en sociologie à Aix-Marseille Université et chercheur à l’Institut d’économie du travail et de sociologie industrielle (LEST-UMR7317).  Ces dernières années, ses principales recherches ont porté sur les migrations entre le Maroc et l’Europe, la racialisation des migrants « subsahariens » et le racisme global et l’articulation entre M-migration et fait colonial en sciences sociales. Il dirige actuellement un groupe de recherche international, le MIJMA, sur la migration internationale des jeunes et des mineurs indépendants. La migration des jeunes mineurs africains vers l’Europe : Transnationalisation et processus d’autonomisation précoce ?

Chadia ARAB : Les Migrations marocaines au prisme d’une géographie intersectionnelle

La migration est ici étudiée à travers une approche intersectionnelle dans des courants de la géographie identifiée (telle que celle du genre, des migrations, et d’une géographie en construction dite « décoloniale ») et aussi d’une micro-géographie. Les femmes qui migrent produisent des changements économiques, sociaux et territoriaux au sein de leur famille, de leur pays d’origine et d’installation, dans des perspectives d’ascension sociale et de transformations de leurs espaces de vie.  Avec deux terrains principaux que sont Dubaï aux Émirats Arabes Unis et la province de Huelva en Espagne, je tenterais de mieux saisir en quoi les migrations des femmes produisent et fabriquent pour certaines des dynamiques d’émancipation et pour d’autres induisent des processus de marginalisation dans des contextes mondialisés et postcoloniaux différents.

Mustapha EL MIRI : Le poids de l’héritage culturel colonial dans les discours savants et politiques sur les migrations.  Pour une dénationalisation de la question migratoire

L’intensité voire la violence des débats, polémiques et controverses autour des questions de la mémoire coloniale et de ses effets sur les représentations et la place faite aux migrants des anciennes colonies révèle à quel point les périodes de la colonisation et de la décolonisation continuent de travailler la société française et de manière plus large les sociétés occidentales.

Le brouillage des frontières entre débats scientifiques et politiques, la circulation des catégories mobilisées qui en découle, dans les controverses sur la mémoire coloniale, et leur articulation avec le fait migratoire, les phénomènes de racisme et de discriminations, les inégalités ethno-raciales, le terrorisme islamiste, la délinquance, révèlent la confusion des genres, la polarisation des points de vue et la difficile émancipation du débat scientifique des enjeux socio-politiques. Mais l’intensité des conflits autour d’un sujet qui était, jusqu’à présent, en France cantonné à un cercle d’intellectuels engagés ou spécialistes du champ, aux amphis des universités et aux éditeurs académiques ne peut être comprise qu’au regard de l’articulation entre le débat sur la mémoire coloniale et la question de « l’immigration » véritable obsession du débat politique. Dans les discours scientifiques comme politiques la question de l’histoire coloniale convoque systématiquement avec elle celle des migrants provenant des anciennes colonies d’Afrique (du Nord comme subsaharienne).

Exil et politique : l’espace-temps de la politisation en exil

Les deux journées d’étude organisées le Jeudi 9 et vendredi 10 juin 2022 par l’ANR PACE ont pour thème l’exil et la politique, et pour titre « L’espace-temps de la politisation en exil ». Elles se déroulent à l’Université de Poitiers, UFR Sciences humaines et art (centre ville de Poitiers).

Les communications des deux journées sont structurées autour de deux thèmes :

  1. Prolongements et recompositions transnationales des engagements entre ici et là-bas
  2. Ressorts, espaces et outils des processus de politisation en exil

Programme

Télécharger le programme Exil & Politique.

Jeudi 9 juin / 10 h 00 – 18 h 45
Amphithéâtre Pierre Bourdieu, E18, Hôtel Fumé, 8 Rue Descartes.

9 h 30 – 10 h 00 : Accueil des participants & café
10 h 00 – 10 h 15 : Introduction à la journée

10 h 15 – 12 h 45 : Panel 1 – Prolongement des engagements dans l’exil – Modératrice : Pauline Brücker

  • Sadio Soukouna, Carrières militantes et logiques d’engagement politique d’exilés maliens
  • Marie Bassi, Carrières d’engagement et processus de politisation des Soudanais en France
  • Tony Rublon, La construction des parcours migratoire au prisme des appartenances politiques : illustration des migrants originaires de Turquie
  • Léo Fourn, L’exil comme espace de dépolitisation ? Le désenchantement militant des exilés syriens en France et au Liban

12 h 45 – 14 h 00 : Déjeuner

14 h 00 – 15 h 45 : Panel 2 – Recomposition et institutionnalisation des engagements dans l’exil Modératrice : Hélène Le Bail

  • Mathilde Zederman, Les espaces d’« entre-soi militant » en exil. Le cas des sociabilités militantes du mouvement islamiste tunisien exilé en France (1981-2018)
  • Thomas Posado, L’institutionnalisation de l’exil vénézuélien à Madrid (2014-2022)
  • Maxime Christophe, Voix baloutches – figures d’un groupe d’exilés politiques

15 h 45 – 16 h 15 : Pause-café

16 h 15 – 18 h 45 : Panel 3 – Expériences de la violence et espaces de politisation en exil – Modérateur : Olivier Clochard

  • Eleftheria Theodora Koutsioumpa, Politisation des exilés par l’engagement communautaire ? L’exemple des groupes de réfugiés « autoorganisés » dans les camps de réfugiés à Lesbos, Grèce
  • Charlotte Watelet, L’exil ou le retour de l’histoire
  • Pauline Brücker, La politisation au guichet de l’asile. Le cas des exilé.e.s soudanais au Caire.
  • Hélène Le Bail & Ya-Han Chuang, Marginalité et politisation. Apprendre à défendre ses droits face aux violences. Expériences de non-résilience des immigré.e.s chinois.es en Ile de France

19 h 30 : Diner

Vendredi 10 juin / 9 h 00 – 16 h 45
Salle Crozet, Hôtel Berthelot, E13, Rez-de-chaussée du bâtiment, 24 Rue de la Chaîne.

9 h 15 – 11 h 00 : Panel 4 – Se mobiliser autrement : outils médiatiques et artistiques – Modératrice : Marie Bassi

  • Olga Bronnikova, L’exil comme contournement des frontières numériques russes. L’enquête sur les militants pour l’Internet libre dans les pays de l’UE (2017-2021)
  • Ophélie Mercier, « Devenir étranger » : La transformation du rapport au corps comme levier de conversion de l’engagement politique en exil
  • Farida Souiah, « On vous laisse le pays » : paroles et actes protestataires en Méditerranée.
  • Ethnographie digitale des vidéos de traversées de harraga Algériens.

11 h 00 – 11 h 15 : Pause-café

11 h 15- 13 h 00 : Panel 5 – Les effets de la politisation des exilés sur les sociétés d’accueil – Modératrice : Clara Lecadet

  • Alison Bouffet, L’exil et la démocratisation des sociétés d’installation Subjectivation politique et immigration chez Jacques Rancière
  • Remi Carcélès, Les entrepreneurs de la cause kurde en exil et leurs soutiens en France
  • Youri Lou Vertongen, La mobilisation en faveur de la régularisation en Belgique entre 2014 et 2020 : autonomie et collaborations conflictuelles entre acteurs ‘avec’ et ‘sans-papiers’

13 h 00 – 14 h 30 : Déjeuner

14 h 30 – 16 h 45 : Table ronde conclusive avec Piedro Vianna et Alain Morice

Comité d’organisation

  • BASSI Marie, politiste, MCF, Université de Nice
  • BRÜCKER Pauline, politiste, Post doctorante, Migrinter – Université de Poitiers
  • CLOCHARD Olivier, géographe, CR CNRS, Université de Poitiers
  • LE BAIL Hélène, politiste, CR CNRS, CERI-Sciences Po, Institut Convergences Migrations
  • LECADET Clara, anthropologue, CR CNRS, LAP, CNRS-EHESS

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Exposition « Migrations en images »

L’exposition « Migrations en images » propose un ensemble de cartes, photographies, dessins et croquis commentés et issus de recherches des membres du laboratoire Migrinter. À partir d’une multitude de terrains, l’exposition a pour objectif de restituer au fil des années des résultats d’enquêtes, de séjours d’études et d’observations effectués autour de parcours migratoires – parfois complexes – d’enfants et d’adultes, de territoires frontaliers, de situations éphémères, d’espaces urbains et ruraux marqués par ces diverses expériences migratoires.

L’exposition peut être regardée selon différents prismes. Le premier concerne les dynamiques migratoires où il s’agit de cerner, saisir et donner à voir les vécus en migration. L’enjeu est ici de rendre compte de l’expérience que les personnes ont de leur migration dans toute sa complexité. Le second prisme éclaire les évolutions des espaces de vie des migrations en qualifiant les lieux qui les composent et les mobilités qui les connectent. Les notions de route et de lieux qui sont liées, permettent ici d’appréhender l’ensemble du parcours migratoire au détriment d’une analyse s’appuyant sur les découpages des États nations.

Enfin le dernier prisme est celui des politiques migratoires et des normes qui en découlent, la mise en œuvre de ces processus s’observe tant à l’échelon local (un espace frontalier, un centre d’accueil, etc.) qu’à une échelle régionale. Ces dynamiques engendrent nécessairement des liens entre diverses catégories de personnes comme les migrants, les acteurs publics et privés, etc. Elles conduisent aussi à différentes mobilisations autour de ces situations migratoires avec des solidarités entre migrants et non-migrants dans les pays d’accueil et d’origine. Il s’agit notamment de questionner le positionnement des sociétés d’accueil au sujet de l’accès et de l’établissement de personnes étrangères sur leurs territoires.

Exposition virtuelle de 2019-2020 (16 panneaux).
Exposition virtuelle de 2022-2023 (11 panneaux).

Calendrier des expositions

  • UFR SHA, Université de Poitiers, du 18 janvier au 28 février 2023, en centre-ville, bâtiment E18, niveau 4, espace d’exposition de l’UFR SHA, 8 rue René Descartes puis du 1er mars au 14 avril, sur le campus, bâtiment A4, 3 rue Théodore Lefebvre, Poitiers
  • Festival « Printemps des cartes » à Montmorillon, mai 2022
  • Association Les Moyens du Bord, Temps fort #1 « La cartographie : entre art, science et territoire! », à Morlaix, 26 et 27 novembre 2021
  • UFR SHA, espace d’exposition et bibliothèque universitaire Michel Foucault, Poitiers, février-septembre 2020
  • Festival « Printemps des cartes » à Montmorillon, mai 2019
  • MSHS, Bâtiment A5, campus universitaire, Poitiers, exposition permanente

Contact : Nelly Martin [nelly.martin (at) univ-poitiers.fr]

Migrations, réflexivité, engagement

Les 2 journées d’étude MiREnge pour « Migrations, réflexivité, engagement », co-organisées par Migrinter, le Lisst, l’Urmis et l’ICM se déroulent les 7 et 8 avril 2022 à Poitiers. Elles ont pour titre et thème : « Epistémologie et méthodologies dans les approches critiques des migrations – Engagement et réflexivité ».

Ces journées sont également diffusées en direct à ce lien : https://univ-poitiers.webex.com/univ-poitiers/j.php?MTID=m98535febedb82ecd01f39f08a262f06b

Programme

 

Le programme complet se télécharge en PDF.

jeudi 7 avril 2022

9h30 : Accueil des participants
10h-10h15 : Présentation des deux journées
10h15 – 13h : Axe 1 : S’engager par/avec le terrain
Discutante : Giulia Breda, Université Côte d’Azur, ICMigrations
La recherche en collaboration dans un contexte de criminalisation de la solidarité, Maria Dolores Paris, Colegio de la Frontera Norte, Tijuana, Mexique
Agents et agences : circulation des modèles de gouvernance de la migration dans la Tunisie post-2011, Marouen Taleb, IRMC/AFD
S’engager pour observer. Réflexions pratiques et éthiques sur un terrain en zones d’attente, Judith Marcou, IRIS-EHESS Paris

13-14h pause

14h-17h : Axe 2 : Terrains violents et neutralité axiologique
Discutante : Sonia Missaoui, LISST, Université Toulouse Jean Jaurès, CNRS
Neutralité, objectivité et engagement dans le travail de terrain avec les migrants : notes
pour la discussion
, Yerko Castro Neira, Universidad Iberoamericana de Mexico, Département de Sciences Sociales et Politiques
Quand la présence déconstruit la violence. Trianguler la tension action-réflexion via la
formation
, Cécile Dubernet, Faculté des sciences sociales et économiques, Institut catholique de Paris
« Horizons violents » : temporalités, subjectivités et espaces. Croiser des terrains pour
penser les migrations à partir d’Haïti
, Maud Laëthier, URMIS – IRD, Université Paris Cité, CNRS

vendredi 8 avril 2022

10h-12h30 : Axe 3 : Multiplication des catégories émiques et dépolitisation des situations migratoires
Discutante : Stéphanie Lima, LISST, INU Champollion, ICM
Quand les migrants « signent la déportation » ou servent d’ « intermédiaires indigènes ». Appréhender les retours volontaires entre discours émique et élaboration heuristique. Anissa Maâ, Université libre de Bruxelles
« Nommer quand même ? Stratégies historiennes face aux catégorisations de l’altérité dans
l’espace public »
, Yvan Gastaut, URMIS, Université côte d’Azur, IRD, CNRS

12h30-14h pause

14h-16h00 : Axe 4 : Chercheur.e situé.e et posture réflexive
Discutant.e : Brenda Le Bigot, Migrinter, Université de Poitiers ICM
Étudier le gouvernement des migrations ‘par le haut’? Méthodologie et réflexivité en terrain
inconnu
, Nora El Qadim, Université Paris 8, CRESPPA-Labtop/ ICM ; Lorena Gazzotti, Casa de Velazquez
Des biais de genre à décentrer : (re)penser son positionnement de recherche au prisme des
masculinités
, Emeline Zougbede, CNRS, ICM

16h00-16h30 : Conclusion : Kamel Dorai, Chargé de recherche CNRS, Migrinter, ICMigrations

Adresse

5, rue Théodore Lefebvre
Poitiers, 86000 France

 

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