Migrer sans entraves

 
Parution le 21 juillet 2021 dans la revue De Facto d’un numéro intitulé Migrer sans entraves, portant sur les migrations privilégiées.
 
Ce numéro est issu d’un travail de coordination scientifique collectif et pluridisciplinaire mené avec l’équipe du colloque « Des migrations internationales privilégiées » qui se tiendra les 7 & 8 décembre 2021, avec la participation de Brenda Le Bigot.
 
Page de couverture du numero “Migrer sans entraves” paru sur la revue De Facto le 21/07/2021

Colloque MigraPriv. 7-8 décembre 2021, Aubervilliers

Laboratoire Migrinter » migrations privilégiées
L’Institut Convergence Migration organise en partenariat avec Migrinter un colloque à Aubervilliers sur les migrations privilégiées les mardi 7 et mercredi 8 décembre 2021

À travers le questionnement de la catégorie « migration privilégiée », ce colloque se donne pour but de comprendre les rapports de pouvoir multiples qui se nouent autour de l’accès et de l’expérience de la mobilité internationale (Cresswell 2010, Croucher 2012). Le classement des passeports selon le nombre de pays auxquels ils donnent accès sans visa (Henley Passport Index) est un exemple emblématique de critère—la nationalité—ouvrant un privilège particulier au regard de la mobilité internationale. Mais l’enjeu du colloque est de complexifier la notion de privilège, qui embrasse potentiellement toutes les dimensions de l’expérience migratoire.

Relationnel, le privilège n’existe pas « en soi », il s’apprécie au regard des positions et des revendications de différents groupes sociaux dans un contexte donné (d’échelle variable, du local au global), et au regard d’un ou plusieurs rapports de pouvoir (nationalité, classe, race, genre, sexualité, etc.). Il engage aussi une dimension subjective parfois complexe : souvent minimisé pour être mieux défendu (Ferber, 2012), convoqué pour disqualifier ou mis en avant pour se distinguer, le privilège pose la question tant de la matérialité des rapports sociaux que de leur perception. La migration internationale offre une entrée empirique particulièrement riche pour aborder la notion de privilège, puisqu’elle consiste en un changement de référentiel, qui fait varier la position de celles et ceux qui partent. Cette catégorisation évolue dans le temps (Green 2008), et en fonction de cadres politiques et juridiques variables (Fabbiano et al. 2019). Au-delà, son usage dans la pratique de l’enquête peut aussi poser question, lorsque les groupes étudiés ne se reconnaissent pas dans le qualificatif de « privilégié ».

Ce colloque donne suite aux travaux menés dans le cadre du projet  migrapriv
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